Légionelles - Légionella - Légionellose : Ce qu'il faut savoir....
Introduction
Les
légionelles sont des bactéries vivant dans les eaux douces de surface : cours d'eau, lacs, étangs…
A partir de ces lieux naturels, les
légionelles colonisent, à la faveur de conditions favorables, certains milieux hydriques artificiels tels que les réseaux d'eau chaude sanitaire, les réseaux de refroisdisssement utilisés en climatisation.
Les
légionelles s'abrittent dans des amibes, dans lesquelles elles survivent et se développent avant d'en être expulsées.
Nouvelle définition des personnes à « haut risque »
Depuis la circulaire du 22 avril 2002, définition des patients dits à « haut risque » :
Immunodéprimés sévères et particulièrement les immunodéprimés après transplantation ou greffe d’organes et les immunodéprimés par corticothérapie prolongée (0,5 mg/kg de Prednisone pendant 30 jours ou plus ou équivalent) ou récente et à haute dose (c’est à dire > à 5 mg/kg de Prednisone pendant plus de 5 jours).
Attention : il convient aussi de se rappeler que la plupart des cas groupés de
légionellose ont touché des gens sans facteur favorisant particulier.
Situation en 2005
- 1 527 cas déclarés : pour 1367 cas l’évolution de la maladie a été connue soit 152 décès (11 % de létalité)
- 99% des cas étaient porteurs de
Légionella pneumophila (dont 88 % du sérogroupe 1)
Expositions à risques
- 5 % avaient séjourné dans une maison de retraite,
- 7% avaient séjourné dans un hôpital ou une clinique,
< 1% dans un établissement thermal ,
une notion de voyage avait été mentionnée dans 17 % des cas (dont 11 % avaient séjourné à l’hôtel ou en camping).
>> 10 % des 1 527 cas déclarés se rapportent à d’autres expositions et cas liés à une épidémie.
Traitement de la maladie
Cette maladie peut être diagnostiquée par différentes méthodes d’identification (la plus répandue :
la recherche d’antigènes solubles de légionelles dans les urines) et guérie par l’intermédiaire de
fluoroquinolones, nouveaux macrolides..
Attention : en cas de diagnostic tardif des séquelles peuvent être observées (notamment respiratoires)
Réglementation en vigueur
Circulaire n° 97/311 du 24 avril 1997 relative à la surveillance et à la prévention de la
légionellose
Circulaire n°98/771 du 31 décembre 1998 relative à la mise en œuvre des bonnes pratiques d’entretien des réseaux d’eau dans les établissements de santé et aux moyens de prévention du risque lié aux
légionelles dans les installations à risque et dans celles des bâtiments recevant du public
La circulaire n° 2002/243 du 22 avril 2002 relative à la prévention du risque lié aux
légionelles dans les établissements de santé (en annexe 1)
La circulaire n°03/296 du 24 juin 2003 relative à l’enquête visant à évaluer l’application par les établissements de santé des mesures préconisées par la circulaire du 22 avril 2002, relative à la prévention du risque lié aux
légionelles dans les établissements de santé.
La circulaire n°2003/306 du 26 juin 2003 relative à la prévention du risque lié aux
légionelles dans les
tours aéroréfrigérantes des établissements de santé (en annexe 2)Circulaire du 20 juin 2005 relative au référentiel d’inspection des mesures de prévention des risques liés aux légionelles dans les établissements de santé
Circulaire du 11 juillet 2005 relative à la diffusion du guide d’investigation et d’aide à la gestion d’un ou plusieurs cas de
légionellose
Circulaire du 9 septembre 2005 relative au guide technique de l’eau dans les établissements de santé
Circulaire du 28 octobre 2005 relative la prévention du risque lié aux
légionelles dans les établissements sociaux et médicaux sociaux d’hébergement pour personnes agées
Arrêté du 30 novembre 2005 modifiant l’arrêté du 23 juin 1998 relatif aux installations fixes destinées au chauffage et à l’alimentation en
eau chaude sanitaire des bâtiments d’habitation, des locaux de travail ou des locaux recevant du public
Réglementation en vigueur TAR
Circulaire du 23 avril 1999 relative aux
tours aéroréfrigérantes
Elle a été appliquée dans la quasi-totalité des départements sous forme d’arrêtés préfectoraux
Décret n°2004-1331 du 1er décembre 2004 modifiant la nomenclature des installations classées
Lieux de prolifération et modes de contamination
A l’origine de la contamination :
* les
tours aéroréfrigérantes,
* les productions d’
eau chaude sanitaire,
* les
réseaux d’eau chaude sanitaire,
* les réseaux d’eau froide (si > 25°C).
Vecteurs de contamination :
* les
tours aéroréfrigérantes ouvertes,
* les bains bouillonnants et spas,
* les humidificateurs d’air (nébulisation, lavage d’air),
* les douches,
* les dispositifs de nébulisation pour soins respiratoires,
* les ballons de stockage de l’
eau chaude sanitaire.
Modes de contamination
* par inhalation d’aérosols dans la majorité des cas
Illustrations des vecteurs de contamination
Douche
Distribution de l’eau sous forme d’aérosols (plus important dans le cas de pommeaux fixes)
Tours aéroréfrigérantes
Dispersion dans l’air de panaches d’eau potentiellement contaminés